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Des fûts de déchets industriels toxiques

samedi 1er février 2014

En 1973, la préfecture de Vendée autorise Mr Pierre Froger à ouvrir "un dépôt d’immondices et de déchets industriels" dans l’ancienne carrière du Grand Bois à Nesmy.

En 1976, une loi relative aux installations classées pour la protection de l’environnement modifie la règlementation en matière de traitement de déchets dangereux.

En 1981, la rumeur signalant des arrivages de bidons inquiétants incite un habitant de Chaillé-sous-les Ormeaux à alerter l’administration. Un contrôle est effectué. Celui-ci révèle la présence illégale "d’huiles de vidanges et déchets imbibés, stockés dans des fûts de 200 L sur le site". Un arrêté préfectoral émis à cette occasion somme l’exploitant d’enlever les bidons en question. C’est la seule trace écrite attestant la présence de déchets industriels après 1976.

Mais l’autorisation initiale concerne bien les déchets industriels et la présence au moins vérifiée une fois, de fûts de déchets industriels toxiques après 1976 prouve la volonté de l’exploitant de tricher sur la nature des déchets à enfouir. Encore une fois, l’environnement et la sécurité des riverains ont été sacrifiés pour augmenter les profits qui pouvaient être faits sur ces trafics.
L’importante activité d’enlèvement de déchets industriels de l’exploitant, les témoignages relatant la présence de fûts sur des zones diverses de la décharge et à des époques différentes font craindre qu’un bon nombre de ces bidons ait été enterré sur place.
Ils pourraient alors agir comme de véritables bombes à retardement, lâchant leurs contenus toxiques au grès de leur oxydation dans une poche de glaise plus ou moins étanche.