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Les démarches déjà entreprises

jeudi 16 janvier 2014

Début 2011, Mr Pineau, habitant du hameau de la Bretaudière récemment installé découvre l’existence de cette ancienne décharge et entend parler des ces arrivages de bidons.

  • Il interroge ses plus proches voisins qui lui confirment avoir eux-même vu des bidons à des emplacements différents et à des dates éloignées. Les autres riverains interrogés, présents durant la période d’exploitation de la décharge, confirment tous avoir vu des fûts. Un permanent était employé sur le site. Celui-ci côtoyait certains habitants du hameau tout proche. Pour ceux qui l’ont connu, ces fûts étaient des déchets de la société Esswein, à l’époque plus grosse entreprise vendéenne.
  • Suit alors une série d’échanges téléphoniques avec le service environnement de la préfecture de Vendée et la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et lu Logement) qui lui apprendront que le responsable du site était la commune de Nesmy, celle-ci ayant acquis le terrain en fin d’exploitation par la Sté Froger.
  • Lors d’un premier rendez-vous avec Mr Rivoisy, maire de Nesmy et président de la commission environnement du Pays Yon et Vie, il expose le problème et rencontre une oreille attentive. L’élu confirme bien qu’en 1981, un contrôle a révélé la présence de fûts de déchets toxiques, interdits sur le site. Il accepte donc l’idée de faire effectuer quelques analyses afin de vérifier que les populations de la Vergne et de la Bretaudière ne soient pas en danger. Il demande un courrier officiel qui lui est aussitôt envoyé.
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courrier à la Mairie de Nesmy du 5 mars 2011

  • Mme Ameil, adjointe à l’environnement pour la commune de Nesmy est chargée de suivre le dossier. Elle veut savoir quelles analyses demander. Mr Pineau prend contact avec quelques anciens cadres de la société Esswein connaissant bien les processus de fabrication et les produits utilisés à l’époque. Il transmet une liste à Mme Ameil.
  • Le 28 mai 2011, La famille Pineau reçoit un courrier dans lequel la mairie de Nesmy se retranchant derrière un avis de la DREAL rejette tout risque de fuites. On lui propose de faire réaliser une analyse de l’eau de son puits à ses frais puis de la transmettre à la mairie de Nesmy.
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réponse de la Mairie de Nesmy du 28 mai 2011

  • Aucun des laboratoires contactés en 2011 ne proposait alors d’analyses chimiques pour l’eau de puits des particuliers.
  • Le 12 juin 2012, un courrier est envoyé à la préfecture de Vendée afin d’exposer la situation et de demander une enquête et la mise en place d’une surveillance du site.
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courrier à la Préfecture de Vendée du 12 juin 2012

  • La préfecture répond le 18 décembre 2012. Elle semble ignorer que la mairie de Nesmy est le dernier propriétaire et exploitant de la décharge puisqu’elle parle de site orphelin. Elle va demander son avis sur la situation à la mairie de Nesmy (mais n’y a t’il pas là risque de conflit d’intérêts ? ) et à la mairie de Chaillé-sous-les Ormeaux afin d’estimer la nécessité d’une intervention de l’Ademe pour mise en sécurité du site.
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réponse de la Préfecture de Vendée du 18 décembre 2012

  • Des écoulements suspects sont constatés aux abords du site.
  • Lors d’un nouvel entretien avec le maire de Nesmy, celui-ci dévoile une nouvelle stratégie. Il affirme que les seuls fûts de déchets toxiques vus sur la décharge ont été enlevés suite au contrôle effectué en 1981. Mr Rivoisy rencontrera 2 des riverains de l’époque, les fera douter sur les périodes concernées mais sans les convaincre...
  • La mairie de Chaillé-sous-les Ormeaux se conformera à l’avis de la municipalité de Nesmy.
  • Un nouveau courrier est envoyé à la préfecture de Vendée le 25 mars 2013.
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courrier à la Préfecture de Vendée du 23 mars 2013

  • En avril 2013, le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation de la Vendée, à nouveau contacté, propose un devis pour quelques analyses chimiques non suffisantes pour mettre en évidence d’éventuelles fuites de l’ancienne décharge. Il n’est pas donné suite au devis.
  • Début 2014, ce site est créé afin d’informer les personnes qui se sentiraient concernées par le problème.
  • Mai 2015, devant le manque de réaction des institutions, une réunion est organisée à la maison des associations de Chaillé sous les Ormeaux par des riverains de la Vergne et de la Bretaudière. A cette occasion, un comité de soutien, auquel bon nombre des participants apportent leur signature, est mis en place. Le maire de Nesmy qui est présent s’engage à faire quelque chose et à tenir le groupe informé.
  • Depuis août 2015, le site est référencé dans Basol, base de données des sites pollués sous le numéro 85.0031
  • A l’automne 2015, la mairie de Nesmy mandate le syndicat Trivalis qui lance un appel d’offre pour "étudier l’impact hydrologique d’une ancienne décharge sur les terrains environnants".
  • En janvier 2016, le marché est attribué à la sté BURGEAP.